
Composé pour l'œil
Dans le jardin du Hakusasonsō, une promeneuse en kimono traverse un pont de pierre au-dessus d'un étang couvert de lotus, sous une verdure dense et savamment désordonnée. Tout ici fut composé par le peintre Hashimoto Kansetsu, qui traça les allées, posa les pierres et planta les arbres de sa main. Figure du Nihonga, il défendait la peinture japonaise à l'heure où le pays se tournait vers l'Occident. Son jardin prolonge ses toiles : une façon de peindre avec des arbres et de l'eau.

Repeindre chaque jour
Le jardinier balaie la mousse, et le jardin que peignit Kansetsu renaît derrière lui. L'entretien est ici la dernière touche, reprise chaque matin. Le pinceau s'est fait balai.

Pensée immobile
À demi cachée dans la verdure, une statue de pierre médite. Le peintre disposa une à une ces figures anciennes, patiemment, comme autant d'invitations à ralentir le pas. On la découvre par surprise, comme une pensée.

Avec élégance
Sous la véranda du Ginkaku-ji, quatre femmes en kimono se tiennent immobiles, élégantes. Beaucoup, à Kyoto, louent le costume traditionnel pour visiter les temples, et le passé en paraît soudain plus proche. La ville se prête au jeu avec naturel.

Le jardin d'argent
Le jardin du Ginkaku-ji compose son étang, ses pins et ses rochers avec une rigueur de cinq siècles, azalées roses pour seule fantaisie. Chaque pierre y a sa place, chaque arbre sa forme voulue. C'est l'un des jardins fondateurs de tout l'art japonais du paysage.

Le rêve du shōgun
Du belvédère du Ginkaku-ji, le Pavillon d'argent apparaît en contrebas parmi les toits gris, et Kyoto s'étale jusqu'aux montagnes de l'ouest. Le shōgun Yoshimasa fit bâtir ici sa retraite au siècle des guerres, et voua l'étage du pavillon à Kannon, bodhisattva de la compassion. À sa mort, sa villa de plaisir devint un temple zen, et la ville a grandi tout autour de son rêve.

Les kitsune d'Inari
Le long du chemin, un petit sanctuaire Inari se cache sous les arbres, son torii vermillon gardé par deux renards de pierre. Ces kitsune, messagers de la divinité des moissons, veillent par milliers à travers le Japon. On les dit blancs et invisibles, comme les dieux dont ils portent la parole. Celui-ci, modeste, n'attend que le passant attentif.

Les souris gardiennes
Devant ce petit sanctuaire, point de lions ni de renards pour monter la garde, mais deux souris de pierre. La légende veut qu'Ōkuninushi, le dieu des unions, ait été pris au piège d'un feu de plaine, allumé par le père de celle qu'il aimait pour éprouver le prétendant. Une souris surgit, lui montra un trou où se terrer le temps que les flammes passent, puis lui rapporta la flèche qu'il cherchait. Sauvé, le dieu put épouser sa promise, et la souris devint son emblème. Les ema accrochés tout autour portent encore les vœux des amoureux.

Le Chemin de la Philosophie
Le long du canal bordé d'arbres, l'eau claire descend sans bruit, et l'on marche au ralenti sous l'ombre verte de mai. Un philosophe de Kyoto, dit-on, venait méditer ici chaque jour, de Ginkaku-ji vers le sud, et a laissé son nom au chemin. Au printemps, les cerisiers le couvrent ; le reste du temps, loin du fracas des grands sites, il invite à la lenteur, pour le seul plaisir de l'eau et des arbres.

Les toits du Kōun-ji
Au-dessus de la verdure émergent les grands toits de bois du Kōun-ji, courbés et massifs sous les montagnes de l'est. Ce temple zen rattaché au Nanzen-ji, fermé aux visiteurs, n'est qu'un des nombreux qui se nichent le long du Chemin de la Philosophie. Kyoto cache ses trésors dans les feuillages.

Les lanternes de Kumano
Devant Kumano Nyakuōji, l'un des trois sanctuaires Kumano de Kyoto, des dizaines de lanternes de papier blanc s'alignent sous l'auvent, chacune au nom d'un donateur, gardées par un komainu de pierre. Ces offrandes disent l'attachement du quartier à ses dieux, venus jadis des montagnes sacrées de Kumano. La pierre et le papier, le solide et l'éphémère, se côtoient. Un peu plus haut attend l'Eikan-dō, le temple qu'il protège.

Un air de Katmandou
Sous un avant-toit de l'Eikan-dō, les bois s'animent de couleurs vives, poutres laquées de vert et de rouge, et un éléphant sculpté jaillit de l'angle. Au bout des poutres, les temples taillent volontiers ces têtes d'animaux héritées des modèles chinois ; l'éléphant, monture du bodhisattva Fugen, est un animal sacré venu de l'Inde avec le bouddhisme. Devant lui, on se croirait un instant à Katmandou, remonté jusqu'aux sources continentales de la foi.

Hors champ
Assise sur la véranda de bois, une jeune femme cale son appareil : elle photographie une amie. Beaucoup de jeunes filles viennent ainsi se tirer le portrait dans les temples et les jardins de Kyoto, souvent vêtues d'un kimono loué pour la journée. La vraie image du jour, en kimono, nous restera invisible.

Entre amies
Sur l'allée du temple, deux amies en kimono jouent au photographe, l'une posant gracieusement, l'autre cadrant avec soin. Le vert tendre des érables leur fait un décor parfait. Ils font la gloire de l'Eikan-dō : en automne, des milliers de momiji embrasent le temple de rouge.

Le héron d'un jour
Dans le jardin de l'Eikan-dō, un héron cendré se tient immobile sur un rocher au milieu de l'étang. Tandis que les visiteurs s'agitent en quête du bon cliché, lui tient la pose sans qu'on le lui demande. Le meilleur modèle du temple n'a pas bougé d'un cil.

Où finit le jardin ?
À l'Eikan-dō, la forêt déferle jusqu'au bord de l'eau et le temple se laisse engloutir, ses toits et sa pagode affleurant à peine sous la vague verte. On cherche en vain où s'arrête le jardin et où commence la montagne. C'est tout l'art du jardin japonais : ne pas dompter la montagne, mais l'inviter dans le tableau.

Le trésor caché
Sous un toit aux courbes amples, un hall de bois sombre garde ses portes closes, veillé par deux lanternes de pierre. À l'Eikan-dō on photographie tout, les érables, les étangs, les toits ; le vrai trésor, lui, échappe à l'objectif. Plus haut veille le Mikaeri Amida, le Bouddha qui regarde en arrière pour ne laisser personne en chemin.

Ni sel ni eau
Devant le mur de l'Eikan-dō, le gravier blanc est ratissé en longues vagues autour de quelques pierres. Pas une goutte d'eau, et c'est pourtant une mer : le jardin sec enferme l'immensité dans quelques mètres de cailloux. On s'assoit, et l'on regarde au loin sans bouger.

Mascarade
Dans un hall de l'Eikan-dō, une visiteuse en kimono blanc et chignon platine. Sous la soie, plus rien qui figure le Japon ancien. Chacun y va de sa supercherie à la recherche d'un passé lointain.

La grande porte
Le Sanmon de Chion-in barre le ciel de sa masse de bois, deux étages de toits qui écrasent le visiteur : c'est la plus grande porte de temple du Japon. Derrière elle veille le temple-mère de l'école de la Terre Pure, où l'on prie le bouddha Amida. Ce même Amida qu'on vénérait à l'Eikan-dō a ici sa maison souveraine.

Un Japon d'estampe
Devant un mur de pierre et de bambous, une jeune femme pose en kimono noir brodé, ombrelle de papier inclinée sur l'épaule, le regard au loin. Rien n'est laissé au hasard : la pose, la soie sombre, l'accessoire, tout convoque un Japon d'estampe. Ici, l'autrefois se laisse encore photographier.

La carte postale de Gion
Dans le quartier de Gion, un canal longe de vieilles maisons de bois, les saules trempant leurs branches dans l'eau dorée du soir. C'est l'un des rares coins où Kyoto garde son visage d'autrefois. Aussi s'y presse-t-on en foule, chacun guettant le même cliché de saules et de reflets : la beauté, ici, ne se contemple plus qu'à plusieurs.

Les terrasses sur la Kamo
Au crépuscule, le long de la rivière Kamo, les restaurants de Pontochō tendent leurs terrasses de bois au-dessus de l'eau. Chaque été, ces yuka avancent sur la rivière pour dîner au frais. La berge reste paisible ; mais le soir venu, le quartier bouillonne de visiteurs en quête d'une table ou d'un verre, et nous y contribuons.

Toujours un peu enfant
Sur le quai du métro, une collégienne en uniforme consulte son téléphone, une peluche rose accrochée au sac. Derrière elle, une affiche rappelle poliment les bonnes manières. L'État veille sur la tenue de chacun comme un parent sur son enfant ; et l'on se demande si, dans ce pays si bien réglé, on cesse jamais tout à fait de l'être.

D'un monde à l'autre
Sous terre, les voyageurs attendent la rame, alignés derrière la ligne jaune, chacun absorbé par son écran. Pas un mot, pas un geste de trop, juste la patience tranquille des trajets quotidiens. En quelques marches, nous passons d'un monde à l'autre, de l'illumination des hauteurs à l'illusion des profondeurs.

La rivière des Kyotoïtes
Là où deux rivières se rejoignent, la lune se lève sur les berges de la Kamo et un pont s'éclaire au loin, sous les montagnes. Des couples, des groupes d'amis se sont posés dans l'herbe pour la soirée : ici, loin de la cohue de Gion, les habitants ont gardé leur rivière. De touristes, ce soir, il n'y a que nous ; gageons que nous ne contribuerons pas à en étendre l'emprise.

Mon jardin ce matin
Au matin, en descendant déjeuner, je découvre le jardin de l'hôtel : un étang, quelques pierres, un petit pont vermillon. Ni file ni foule, le café d'un côté, le pont rouge de l'autre, ce coin de verdure rien que pour moi. Après des journées minutées, je m'assois là sans rien prévoir, juste pour regarder l'eau.

Tous dans le bus
Le bus avance au pas, bondé, chacun cherchant une poignée où s'accrocher. C'est par ces lignes que tout le monde gagne les grands temples, habitants et visiteurs dans la même cohue. Et la bousculade n'entame en rien la bonne humeur : au milieu des corps serrés, quelqu'un éclate de rire.

Le grand air
Au pied des montagnes de l'est, des rizières et des potagers s'étendent autour de la villa impériale de Shugakuin. Nous étions venus pour la villa, mais nous n'y sommes pas entrés : ce jour-là, le grand air valait mieux que les jardins dessinés. Derrière les derniers champs, la forêt nous attendait déjà.

Au pays de l'ours
Le sentier s'enfonce sous les grands cèdres, raide et solitaire, si creusé qu'on y marche entre deux talus de terre. Un panneau prévient qu'on peut y croiser un ours. Des siècles de moines ont usé cette pente en montant vers le mont Hiei, montagne mère du bouddhisme japonais, et pourtant la forêt, à deux pas de Kyoto, est restée vraiment sauvage.

Jamais seules
Le soleil traverse un érable aux feuilles très dentelées et les allume d'un vert éclatant. À contre-jour, elles se pressent par centaines sur le bleu du ciel, jamais seules, à l'image d'un peuple qui n'aime rien tant que de se retrouver en nombre. On lève la tête, et l'on n'a plus envie de la baisser.

Terminus, tout le monde à l'eau
Au terminus de la petite ligne, la rivière Takano dévale sur ses rochers, où familles et jeunes jouent, pieds nus dans le courant. Tout près, le célèbre Rurikō-in, mais nous n'y entrons pas, pas plus que dans la villa du matin. Loin des temples bondés, c'est le Japon des dimanches au bord de l'eau.

Foulard de scout
Sous le pin, le renard de pierre porte au cou le bavoir rouge que les fidèles nouent aux messagers d'Inari. Pour nous, c'était surtout un bandana, qui nous rappelait un temps révolu. Nous avions passé le jour à les guetter ; celui-ci semblait nous attendre, paré de nos souvenirs.

Sur la pile
Ici, tout s'accumule : les portiques offerts par milliers, les photos par millions. Nous y ajoutons la nôtre, comme un torii de plus à l'allée.

Avant de s'effacer
Après le rouge des torii, le vert. De près, chaque bambou est encore quelqu'un. Recule d'un pas, et le multiple approche l'infini.

Peuple de bambous
Les voilà mille, tous dans la même direction, et pas un qui dépasse. Mais sous la terre, un seul rhizome : non pas une forêt, mais une seule plante, tout un peuple solidaire jusqu'aux racines. On les croirait en lutte pour la lumière ; mais ne faisant qu'un, c'est ensemble qu'ils montent.
On traverse ce pays sans toujours savoir le dire, et la bambouseraie le formule pour nous. Ici, chacun fait comme le voisin ; la règle, sans hausser la voix, tient tout le monde en rang. Il existe un proverbe pour cela : le clou qui dépasse, on le renfonce.
C'en est la force, sans doute, ces trains à l'heure et ces rues sans un papier. C'en est peut-être aussi le prix : qui détonne doit s'attendre au marteau. À Fushimi, même les arbres ont pris le goût de se redire.

Avant les grands départs
La foule d'en bas s'est dissipée : il n'en monte plus jusqu'ici qu'une poignée. C'est le Naka-no-sha, voué au dieu qui ouvre les chemins, qu'on vient prier avant les grandes décisions.

Le dragon escargot
À mi-pente, un dragon de pierre enroulé en colimaçon : drôle de gardien pour les grimpeurs essoufflés.

Kyoto
À mi-montagne, le belvédère de Yotsutsuji ouvre d'un coup sur Kyoto : la vue que tout le monde monte chercher.

L'heure des kitsune
Le soir venu, les lanternes de Fushimi Inari s'allument. La foule du jour s'est dispersée, le sanctuaire retrouve son mystère : les renards, dit-on, sortent dans l'ombre des mille torii.

Un visage à devenir
Sur le quai du soir, chacun fouille son téléphone comme un miroir. On y cherche moins une image qu'un visage à devenir : elle s'y sourit déjà, lui attend le sien.

Trois visages se reflètent
Sur le quai, les âges d'une vie, et nul ne cherche son visage : trop tôt, ou ce n'est plus l'âge.

La fille du bánh mì
Au bord du lac Biwa, une roulotte de bánh mì : sa jeune patronne a quitté Saïgon pour épouser un Japonais. Un coin de Vietnam échoué au grand lac.

Takashima
À Takashima, l'eau du lac s'insinue entre les maisons. À deux heures de Kyoto, on se croirait déjà au bout du monde.

L'étang d'Otome
Au bord d'Otome-ga-ike, « l'étang de la jeune fille », un voyageur pose. La jeune fille, ce ne sera pas lui.

Le repiquage
Fin mai, le riz vient d'être repiqué, jeunes pousses alignées dans le miroir des champs. Derrière, la grande maison du fermier en impose : ici, le riz a longtemps fait les fortunes.

Kōbō Daishi
On retrouve partout cette silhouette du moine fondateur du Shingon, Kōbō Daishi, l'éternel marcheur. Il semble veiller sur nous comme sur tous les Japonais qui prennent la route.

Le roc est divinité
Derrière Shirahige et son torii planté dans le lac, un iwakura se dresse, ceint de la corde sacrée et des papiers pliés. Ici, le dieu n'habite pas la pierre : il est la pierre.

Le torii de Shirahige
Seul dans le lac Biwa, il se dresse face aux montagnes de l'autre rive. Ici, l'eau est la divinité, et il nous en ouvre la porte.

L'étreinte des arbres
Au détour du sentier, un arbre tordu enlace le tronc d'un cèdre, comme deux corps mêlés depuis des décennies. La forêt produit parfois de ces figures saisissantes, que l'imagination peuple de légendes. On s'arrête, intrigué, devant cette étreinte de bois.

Rien ne presse
Au bord de l'étang, deux lignes dans l'eau calme. La seule chose qui passe, c'est le temps.

Le mouvement assoupi
Le vieux pont enjambe l'étang, où le hameau se reflète sans une ride. On a beau marcher, l'immobilité semble l'emporter.

Le trait d'union
En bas la rizière tendre, en haut la montagne sombre : deux verts. Entre eux, un petit train blanc trace l'unique ligne droite.

Les tanuki
Une petite troupe de tanuki en céramique veille devant la maison, ventrus et goguenards sous les herbes folles. Porte-bonheur fidèles, ils sourient encore à un seuil que tout le monde a quitté.

Escalier bleu
Dans une rue tranquille d'Okazaki, un vieil immeuble dresse son escalier de métal bleu délavé. Loin des temples, le Kyoto ordinaire, sans âge et sans ambition.

La pause
Sous sa fenêtre à treillis de bois, elle aligne ses pots de plantes, modeste et soignée. Elle pose et je me pose.

Le temple de Kurodani
Le grand hall de Konkai Kōmyō-ji déploie son immense toit de bois sur la colline de Kurodani. C'est ici que le moine Hōnen, descendu du mont Hiei, vint en 1175 prêcher la dévotion à Amida, et que veillèrent, bien plus tard, les samouraïs d'Aizu.

Notre presque ami
Encore lui, notre presque ami Jizō qu'on ne cesse de croiser en chemin. Cette fois, un habitant malicieux a fait tirer à l'enfant la bavette du Maître.

Le gardien de l'orient
Ce dragon impérial, c'est Seiryū, le Dragon bleu : incarnation de Kannon, l'un des quatre veilleurs célestes de Kyoto, maître du levant. Et chaque nuit, dit la légende, il s'éveille et descend s'abreuver à la cascade sacrée.

Kyoto encadrée
Entre les colonnes vermillon d'un pavillon de Kiyomizu-dera, Kyoto s'offre tout entière, étalée jusqu'aux montagnes de l'ouest sous la brume de chaleur.

La carte postale
La pagode à trois étages de Kiyomizu-dera dresse sa flamme écarlate dans le ciel de juin, tandis qu'une rangée d'écolières en uniforme passe à son pied. C'est l'une des images les plus célèbres de Kyoto, mille fois reproduite et toujours saisissante.

Kiyomizu-dera
Au-dessus de la forêt de Higashiyama émergent la pagode et les grands toits de Kiyomizu-dera. Fondé voici plus de douze siècles et classé au patrimoine mondial, il compte parmi les temples les plus aimés du Japon. Nous voici devant lui, au terme de notre voyage : tout ce que nous avons vécu semble s'y rassembler une dernière fois.

L'anonyme
Le Ninen-zaka dévale en marches de pierre, bordé de machiya de bois et noir de monde sous les ombrelles. Cette ruelle ancienne est l'une des plus belles de Kyoto. Le photographe s'applique au cadrage, puis, à son tour, entre dans le cadre d'un autre inconnu : une silhouette de plus dans l'image que tout le monde emporte. Aucune chute ne présage une fin prochaine.