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2 Himeji

Fujisan Fujisan
Le train Nozomi fonce vers Himeji. Par chance le Fuji se découvre, lui qui se cache presque toujours. Sa cime neigeuse domine les cheminées de Fuji-shi, la fumée des usines et les brumes du sommet se confondent.
Départ vers l'ouest Départ vers l'ouest
Voie 3, un long fuselage blanc glisse jusqu'à l'arrêt, museau allongé et flancs lisses. C'est notre train pour l'ouest, le Shinkansen qui avale les centaines de kilomètres jusqu'à Okayama comme on tourne les pages.
Idoles en bleu Idoles en bleu
À la sortie de la gare de Himeji, un concours de J-pop locale : huit jeunes chanteuses-danseuses se succèdent sous les yeux de parents et d’amis. Nous nous arrêtons, conquis par tant d’énergie et de conviction. La J-pop repose sur la culture des aidoru, ces jeunes idoles formées au chant et à la danse, portées par une esthétique kawaii et un lien fort avec leurs fans. Celles-ci sont des chika aidoru, des idoles locales : des milliers de groupes de province qui se produisent devant les gares et lors de concours, loin des grandes scènes mais pas moins passionnés.
Le héron blanc Le héron blanc
Au sommet de sa colline, Himeji déploie ses toits comme un grand oiseau prêt à l'envol. On le surnomme le Héron blanc, et sa blancheur de plâtre éclate sous le ciel de mai. Depuis quatre siècles il veille, intact, l'un des rares donjons du Japon resté tel qu'on l'a bâti.
Derrière le rempart Derrière le rempart
D'abord on ne voit qu'un long mur de plâtre ; puis les toits surgissent, étage après étage, pignons recourbés et tuiles grises. Tout ici fut pensé pour ralentir le regard comme on ralentissait l'assaillant, par un dédale de murs blancs avant d'atteindre le donjon.
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