La racine incarnée

Au fond du Daishidō, dans la pénombre que percent les lanternes dorées, une statue de Kōbō Daishi médite, robe rouge écaillée par le temps. C’est Kūkai, le maître qui rapporta le Shingon de Chine au IXe siècle, et la racine même à laquelle Kakuban voulut revenir. Avec la grande pagode, ce pavillon est l’autre survivant des flammes de 1585. Une bougie tremble à ses pieds ; le silence pèse comme une présence.