24.05.2026 /
Marius Darbellay
Au Kōyasan
Nous voici enfin au Kōyasan, la montagne sacrée où Kūkai fonda le Shingon voici douze siècles. Il choisit ce plateau parce que huit sommets l’entourent comme les huit pétales d’un lotus : une fleur dessinée par la montagne elle-même, un mandala naturel. À Negoro, nous avions vu la racine revendiquée ; ici se trouve le berceau, la source à laquelle tout remonte. Une centaine de temples y vivent encore sous les cèdres, à huit cents mètres, dans une fraîcheur qui tient autant de l’altitude que du recueillement.