Sculptés vers le ciel

Sur la grande pelouse du Kōkyo Gaien s'alignent les pins noirs du palais, taillés et redressés depuis des décennies : des bonsaïs géants, nature à demi façonnée par la main de l'homme. Derrière eux montent les tours de verre de Marunouchi, droites et neuves. Deux mondes que tout oppose, l'ancien et le moderne, le vivant et le minéral ; et pourtant, pins patients comme gratte-ciel pressés, tous tendent vers le même ciel.