18.05.2026 /
Marius Darbellay
Le gardien Niō rouge
Dans sa niche de bois clair, un Niō écarlate veille, muscles tendus et sourcils froncés, un vajra à la main. C’est l’ungyō, celui à la bouche close : les Niō viennent toujours par paires, l’un bouche ouverte (agyō), l’autre fermée (ungyō), figurant ensemble la première et la dernière syllabe de toute chose. Ces gardiens bouddhistes protègent les lieux sacrés des démons. Celui-ci, vif de couleur, semble tout juste sorti de l’atelier du sculpteur.