Contre un mur moussu de l’Okunoin, un bodhisattva de bronze médite, une main contre la joue, une jambe repliée. Ce n’est pas un Jizō, malgré le bonnet de laine rouge dont on l’a coiffé : c’est Miroku dans sa pose pensive, le bouddha qui viendra sauver le monde au terme des âges. Il songe ici, parmi les tombes, à la façon d’y parvenir. C’est lui que Kūkai attend, c’est lui que tous ces morts attendent avec lui.