Le bois sacré

À deux pas du tumulte de la ville, la forêt de Meiji-jingū avale tout. Quelques pas sous sa ramure, et Tokyo se tait. Nous rentrons du sanctuaire (jingū), encore tout à notre première rencontre avec le shintō(-isme). Ici, la forêt elle-même est sacrée, et l’on s’y enfonce comme pour quitter en douceur le domaine des kami, ces présences invisibles que l’on devine dans les arbres, les sources et les ancêtres.