28.05.2026 /
Marius Darbellay
L’arbre qu’on ne coupe pas
Devant les galeries vermillon du Kasuga se dresse un cèdre énorme, neuf siècles peut-être, déjà dessiné jeune sur un rouleau d'il y a sept cents ans. À sa base a poussé un genévrier qui montait vers le toit voisin : plutôt que de l'abattre, on a percé la toiture pour le laisser passer. Ici, on ne coupe pas l'arbre, on plie le bâtiment, car c'est l'arbre que l'on vénère, comme au mont Miwa.