Kōrakuen, le jardin où l’on marche

Le Kōrakuen s’ouvre en larges pelouses que traversent des ruisseaux et de petits ponts. Une promeneuse à l’ombrelle bleue et son enfant complètent le tableau. Ici, pas de massifs serrés mais de l’espace et de l’herbe rase, et l’eau qui relie tout : un jardin où l’on marche, où chaque détour révèle une autre vue. C’est l’un des trois grands jardins du Japon, aménagé à la fin du XVIIᵉ siècle par les daimyō d’Okayama. En japonais, on en retient la formule kō-raku : d’abord le souci, ensuite le plaisir. Kōrakuen est donc le jardin de la joie différée, celui du seigneur qui, avant de se délasser, a accompli son devoir.