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Son nom local est, entre autre, le singe à cheveux dorés (滇金丝猴 - Diān jīn sī hóu).
Son nom occidental est rhinopithèque de Bieti (Rhinopithecus bieti). Ce nom a été attribué en l’honneur de Mgr Bieti, missionnaire au Tibet où il posa pied à Bonga en 1895. Trois de ses frères ont également été prêtres missionnaires en Asie. Attaqué par des Lamas, comme nombre de ses confrères français, il doit rapidement s’enfuir et s’installe à Yerkalo où il fonde une communauté catholique.
Si le nom de ce singe emblématique a été attribué par Alphonse Milne-Edwards à Mgr Felix Biet, également naturaliste confirmé, il a toutefois été collecté par le Père Jean-André Soulié, lui-même missionnaire au Yunnan durant quelques années à Tse-kou avec le père Jules Dubernard. Si ce dernier y fut assassiné durant la révolte tibétaine en 1905 par des membres de l'ethnie des Lyssous, c’est au Sichuan que le père Soulié fut assassiné la même année. Ceci témoigne de la vie aventureuse de ces fous de Dieu aux marches du Tibet qui s’efforcèrent durant des décennies autant d’aider les populations locales dans leur vie quotidienne difficile que de les convertir au christianisme contre toute logique.
L’épopée de ces missionnaires français qui tentèrent en vain durant plusieurs décennies de s’installer au Tibet a fait l’objet de plusieurs livres fascinants. Les chanoines de Grand-Saint-Bernard en Suisse y ont par exemple été appelés à la rescousse pour pallier au manque d’effectifs français, fort de leur expérience de la montagne. Le Bienheureux Maurice Tornay, né à Orsières, y a laissé sa vie pleine de fougue en 1949 à 39 ans, marquant la fin d’une époque fascinante.
La paroisse de Yerkalo existe encore aujourd’hui, étant la seule en activité au Tibet.
Singe à nez retroussé

Le soir dépose une lumière de miel sur l’étang. Au centre, un îlot de pins taillés, une lanterne de pierre, quelques azalées roses, et leur reflet parfait dans l’eau immobile. Tout cela a été pensé voici trois siècles pour que chaque pas révèle un nouveau tableau.
Kōrakuen à l'heure dorée

Des sourires, mais peu d'anglais

La nuit à la lodge du dragon est ma première vraie nuit de trek. Et pourtant elle est tenue par des hindous de Manali dans l'Himachal Pradesh, petite ville touristique au pied de l'Himalaya. Un père, une jeune fille et une enfant. Impossible de comprendre ce qui les a poussés à s'établir si loin de chez eux, même si on peut supposer qu'ils ont de l'expérience dans le tourisme.
Ongzen Sherpa s'intéresse à la photo, et en particulier à mon appareil photo. Par rapport aux népalais rencontrés jusqu'ici, c'est une toute autre attitude, plus curieuse, plus intéressée à l'aspect financier. L'échoppe et le repas dénotent également d'un plus grand savoir-faire.
Ongzen Sherpa

Syrphe